Fallait-il maintenir les dates des élections départementales et régionales ?

C’est à cette question que les maires étaient appelés à répondre par oui ou par non dans un délai très court, en gros le temps du week-end. La presse régionale nous apprend que sur les 272 communes du Finistère, 178 ont répondu ( 64% ). 111 ont souhaité le maintien des dates et 67 le report.

Si les maires sont les mieux placés pour dire si les conditions matérielles peuvent être réunies pour l’organisation des élections, ils sont aussi souvent parti prenante étant candidats soit aux départementales, soit aux régionales. N’est-ce pas ce qu’on appelle être juge et parti ?

De plus, le délai très court pour répondre n’a sans doute pas permis à ceux qui le souhaitait de consulter leur conseil municipal. C’est donc une réponse individuelle qui engage pourtant la collectivité.

Le maintien des dates des élections va se traduire par une campagne très réduite qui va favoriser les sortants…. souvent les maires en place , et l’abstention.

Et vous qu’en pensez vous ? Irez-vous voter en juin ? Serez-vous volontaire pour tenir les bureaux de vote ?

0

Une idée?

Tous ceux qui marchent régulièrement sur les chemins de Guilers et des environs ont pu constater la présence de nombreux déchets : canettes, bouteilles, masques, emballages divers, etc…Comment lutter efficacement contre ce manque de civisme ? La ville de Laval a choisi la prévention avec le projet de création d’une brigade verte. Pour ce faire elle a lancé un appel vers les jeunes de 14 à 20 ans pour la constituer. Elle devra animer un stand et et organiser des « actions ludiques » sur le thème de la sensibilisation à l’environnement du 15 au 30 juillet 2020. Un stage de préparation sera organisé au mois d’avril pour guider les jeunes et les former à la pratique environnementale. Des associations locales seront impliquées dans ce projet.

Pourquoi pas un dispositif de ce type à Guilers ?

3+

Belle initiative du CCAS

La crise sanitaire que l’on connaît depuis un an est très dure pour les jeunes. De nombreux étudiants ont perdu leur petits boulots et se retrouvent en grande précarité. Une situation intolérable qui entraîne un élan de solidarité. C’est ainsi que le CCAS de Guilers vient de lancer l’opération une boîte solidaire = 1 étudiant

Le principe est simple :

– Prenez une boîte à chaussures ou autre

– Indiquez sur la boîte à qui s’adresse la boîte solidaire : une jeune femme ? un jeune homme ?

– Mettez-y :

o Des produits d’hygiène : savon, shampoing, hygiène féminine…

o Des produits alimentaires (conserves, plats préparés, chocolat, gâteaux….)

o Un livre, une revue

o Un petit mot de réconfort

o Un petit cadeau surprise ?

Mobilisons-nous pour apporter un peu de réconfort aux jeunes générations en devenir !

(Boîte à déposer à l’accueil de la mairie de Guilers dès à présent et jusqu’à fin mars. Elles seront distribuées à une association d’étudiants des universités de Brest.)

5+

Compte rendu rapide du conseil du 18 février

Vous faisiez peut-être partie de celles et ceux qui souhaitaient suivre la séance du conseil municipal via la page facebook de la mairie. Suivre la présentation du budget, sujet déjà complexe, mais en plus sans document et sans la possibilité de voir le diaporama, la tâche était plutôt ardue ! Vous avez peut-être abandonné avant l’endormissement total ! Rassurez-vous, on va essayer de vous en faire un bref résumé en quelques lignes.

Pour le budget 2020 et le primitif 2021, tout le monde semble d’accord pour les définir par un mot : continuité. La majorité s’en félicite, ils sont fiers de leurs actions et entendent poursuivre sans changer leur méthode et leur ligne de conduite.

Pour la minorité, cette continuité se caractérise par une hausse de la fiscalité locale et un endettement préoccupant ; les marges de manœuvre sont faibles et mettre les difficultés sur le compte de l’état est un peu facile. Toutes les municipalités sont confrontées aux mêmes difficultés mais toutes ne choisissent pas des hausses d’impôts tout en laissant gonfler la dette. Les lourds investissements engagés par la majorité (complexe d’athlétisme, boulodrome, centre bourg) pèsent et vont peser encore plusieurs années sur les finances de la commune.

Quant à la méthode, au moment où le participatif fait de plus en plus d’adeptes, force est de constater que Guilers résiste : pas ou peu de réunion publique (même avant la crise sanitaire), une communication qui se limite à de l’auto-promotion, peu d’appels aux citoyens, pas de conseil municipal des jeunes et pour l’instant pas de réunion des commissions municipales excepté en plénière.

Difficile pour la minorité de faire correctement son travail !

Comme à chaque conseil vous trouverez nos déclarations en intégralités sur cette page : une sur la hausse de la fiscalité, une autre sur le budget 2020 et le budget primitif 2021,

A noter aussi les autorisations de programme votées à l’unanimité :

-pour le gymnase de penfeld, un dossier qui n’a que trop traîné,

-pour la rénovation énergétique du patrimoine communal. Celle-ci devrait concerner prioritairement l’école Chateaubriand, repoussant à 2022 le projet d’extension du restaurant scolaire (Seule l’étude sera faite en 2021.)

La minorité s’est abstenue sur l’autorisation de programme liée à la réalisation de piste d’athlétisme couverte et de vestiaires.

Enfin une nouvelle unanimité pour la garantie d’emprunt au bénéfice de l’école Sainte Thérèse et sur l’entrée de la commune de Guilers au capital de la société Brest Métropole aménagement SPL (10 actions de 100€)

Le prochain conseil est fixé au 22 avril. D’ici là, n’hésitez pas à nous faire vos remarques, commentaires, réflexions, suggestions.

Les 7 élus de la minorité

2+

Nos interventions lors du conseil du 18 février

Point 11: vote des taux d’imposition 2021

Nous voterons contre cette proposition. En effet, après une pause en 2018, la fiscalité locale poursuit sa hausse:un taux de de 21 à 23% en 2020 ce qui se traduit par 9% d’augmentation

un taux de 23 à 26,3% en 2021 soit 14% de plus pour la part communale.

un taux de 23 à 26,3% en 2021 soit 14% de plus pour la part communale.

Cette augmentation nous parait difficilement acceptable pour les guilériens, a fortiori dans un contexte ou leur sécurité économique est menacée par la crise sanitaire. Nous regrettons également que ces impôts supplémentaires servent uniquement à boucler le budget, a compenser l’absence de recettes sur les projets passés, à financer la dette plutôt que d’être tournés vers des projets d’avenir

Points 5 et 12: compte administratif 2020 et Budget primitif 2021

Monsieur le Maire, monsieur l’adjoint aux finances, Mesdames et messieurs les conseillers,

Tout d’abord, nous remercions les services pour la qualité des documents transmis.

Nous constatons pour l’exercice 2020  que les dépenses de fonctionnement sont contenues afin de transférer un maximum de budget vers la section d’investissement.

Comparées à l’exercice 2019, les dépenses et recettes de fonctionnement restent stables si l’on occulte le léger retrait lié certainement à la situation sanitaire. Une exception toutefois, le chapitre « impôts et taxes » qui augmente de presque 5 %.

Concernant la section investissement, les dépenses de cette section sont en forte augmentation, impactées par de gros travaux de construction qui concernent la salle d’athlétisme, les travaux du centre-bourg, le boulodrome ou le nouveau parking Pagnol. Des travaux financés par un nouvel emprunt qui vient augmenter le remboursement annuel de la dette dont l’encours passe de 588 € par habitant en 2018 à 927 € en 2020 !

Côté recettes, nous trouvons les emprunts, la vente des biens communaux, et l’autofinancement qui se réduit drastiquement vu le poids de la dette.

La réalisation de ces 4 projets ont nécessité l’augmentation de la part communale des impôts fonciers (+2 points, 10%) et n’ont pas permis d’effectuer d’autres investissements, de rénovation énergétique par exemple.

En ce qui concerne le budget primitif, commençons par un petit focus sur l’opération d’équipement « développement durable Economie d’énergie » créditée de seulement de 17 850 €, auxquels s’ajoutent 73 800 € de report. L’historique de ce dispositif a de quoi soulever quelques interrogations. En effet, de 2018 à 2020, c’est un total de 362 578 € qui ont été inscrits au budget. Pourtant, seuls 23% de ces crédits ont été consommés tandis que 32% ont été reportés et 44% annulés. Vous avez affirmé que l’environnement figurait dans vos priorités, nous n’en constatons pourtant pas la traduction financière dans ces chiffres, nous y voyons plutôt une logique d’affichage ; espérons simplement qu’en 2021 les crédits soient réellement utilisés.

Plus globalement, sur ce budget primitif, les marges de manœuvre sont réduites.

Le financement des investissements en cours et le remboursement de la dette nécessiteront :

– Un transfert important d’1 million € vers la section d’investissement.

– Un nouvel emprunt de 300 000 € synonyme d’une dette croissante qui demeurera une contrainte jusqu’à la fin du mandat. De plus, nous observons que ce nouvel emprunt n’aurait d’autre ambition que de financer les investissements courants : aucun projet structurant et innovant n’est envisagé.

– et enfin, une nouvelle hausse des Impôts, après 2 points soit 9% l’année dernière, ce seront 3.3 points soit 14% cette année.

Si les investissements sont nécessaires au développement de la commune, ceux-ci doivent être réalisés à hauteur des moyens disponibles. Aujourd’hui, le recours à l’emprunt ne nous parait plus surmontable. Les seuls leviers mobilisables par la commune sont alors la hausse des impôts et la maitrise/réduction des dépenses de fonctionnement. Ce qui nous amène à constater amérement que les dépenses sont orientées vers les investissements aux dépends du développement des services à la communauté.

Vous l’avez compris, tout comme nous l’avons fait pour le compte administratif, nous voterons contre ce budget primitif.

3+

Les élus de la minorité quittent la commission plénière

Depuis le début du mandat, la majorité et la minorité n’arrivent pas à s’entendre sur la méthode de travail à mettre en œuvre pour avoir des réunions de conseil municipal efficaces et constructives.

Pour la majorité, il suffit de réunir une semaine avant le conseil une commission plénière, c’est à dire l’ensemble des élus à l’exception du maire et ce quels que soient les sujets traités. Il existe pourtant 4 commissions thématiques : 1. Administration générale/ finance, 2. Urbanisation/cadre de vie/développement durable, 3. Culture/ animation/ jeunesse/ éducation/ enfance/ sport / associations, 4. Lien social.

A ce jour, celles-ci ne se sont jamais réunies !

Pour préparer le conseil, les élus doivent donc se contenter d’une commission plénière!

Cerise sur le gâteau et sans doute le point le plus important, les élus reçoivent les documents préparatoires souvent le jour même et pour certains sur table.

Comment, dans ces conditions, pouvoir être pertinent ? Les questions et interrogations demandent un temps minimum d’appropriation.

Depuis le début du mandat, à défaut de réunion de commission, les élus de la minorité demandent à avoir les documents en amont de la réunion plénière. La réponse apportée peut se résumer ainsi : 

 C’est comme cela que ça se pratique depuis des années, vous voulez tout révolutionner !

Loin de nous l’idée de prendre le pouvoir, cependant notre ambition reste de remplir correctement notre mission d’élu.

Hier, jeudi 11 février nous étions invités à participer à la commission plénière précédent le conseil municipal du 18 février. L’ordre du jour portait presque exclusivement sur le budget : le compte administratif 2020 et le prévisionnel 2021. 

La logique aurait voulu que la commission Finance puisse se réunir en amont, pourtant ce ne fut pas le cas. Nous avons donc reçu par mail une synthèse des documents le matin même de la commission et avons découvert le reste des dossiers sur table. La majorité nous a expliqué qu’ils n’avaient pas pu être envoyés avant, qu’ils avaient été bouclés la veille. 

Un argument que nous avons entendu, aussi nous avons proposé que la réunion de la commission soit reportée de quelques jours (le lundi ou mardi suivant par exemple). Le temps pour nous d’une première lecture des dossiers, le budget étant un sujet important qui nécessite un minimum d’analyse.

Ce n’est pas réglementaire, nous a-t-on répondu, il faut un délai de 5 jours.

Faux : si ce délai de 5 jours existe bien pour la transmission des documents avant le conseil, rien n’empêche de réunir la commission plénière 2 à 3 jours avant le conseil.

Face au refus de notre proposition de report, nous avons décidé de ne pas participer à la réunion de commission. La majorité semble figée dans un fonctionnement sans se poser la question de son efficacité. C’est dommage, les réunions de conseil n’en seraient que plus sereines.

Nous vous laissons juge : à votre avis est-ce la bonne méthode de participer à une réunion sans avoir reçu les documents préparatoires en amont, notamment pour des sujets aussi techniques que le budget ?

6+

CM du 21 janvier: Débat, vous avez dit débat ?

La séance du conseil municipal du jeudi 21 janvier n’est malheureusement pas une vitrine de la démocratie. La majorité navigue entre un mépris à l’égard des élus de la minorité et quelques libertés prises vis-à-vis du cadre constitutionnel.

Si l’ordre du jour prévoyait un débat d’orientation budgétaire (DOB), de débat il n’en fut jamais question. Les questions que nous avons posées, ont souvent obtenu pour simple réponse :

« Je vous répondrai au moment du vote du budget. »

Une affirmation qui résume bien l’état d’esprit du maire et du bureau de la majorité municipale : on vous présentera ce que l’on a décidé, le budget n’est pas à discuter. Vos remarques, questions et suggestions n’influenceront pas les orientations que l’on a retenues.

Depuis près d’un an, notre mandat d’élus se résume à participer à la commission plénière et au conseil qui suit une semaine plus tard. En réunion plénière du 14 janvier, nous avons découvert sur table le document relatif au DOB comportant une cinquantaine de planches :

  1. Comment digérer si rapidement un tel document ?
  2. Comment poser les questions pertinentes en commission plénière ?
  3. Comment faire correctement notre travail d’élus ?

L’enregistrement vidéo des séances a débuté avec le conseil municipal du 19 novembre, l’agressivité de la majorité va croissante depuis lors. Les propos du maire, les prises de parole des adjoints flirtent avec le non-respect des personnes.

La séance du 21 janvier a débuté par une intervention de l’adjoint à la culture nous qualifiant de grands rêveurs, d’idéologues et d’esprits déviants. « Au bureau (sous-entendu les adjoints) tout le monde peut s’exprimer ! », sans doute mais est-ce irréaliste d’imaginer que les 29 élus soient acteurs des débats ?

Est-ce normal que leurs interventions se construisent sur des attaques personnelles : la schizophrénie de l’un (27mn 30), le passé syndicaliste de l’autre (14 secondes) ou encore le métier d’enseignant d’un dernier (23mn).

La majorité confondrait-elle hardiesse et transgression : si la première est chère aux guilériens, la seconde n’a rien à faire dans l’exercice de la démocratie.

Face à de tels propos, à un tel mépris, si nous n’avons pas quitté la séance c’est pour respecter celles et ceux qui nous font confiance. La persévérance sera de nos qualités !

N’hésitez pas à écouter leurs interventions spontanées ou préparées : leurs contenus posent question !

Comme lors de chaque conseil vous trouverez nos interventions, nos questions et les réponses trop rares.

Les 7 élus de la minorité

2+

Questions posées lors du conseil du 21 janvier

Débat d’orientation budgétaire : Les questions posées en séance le 21 janvier et les réponses apportées, En italique nos commentaire.

  1. Vous annoncez élaborer le budget de fonctionnement sur la base d’une stabilité des dépenses. Mais dans le même temps vous précisez une augmentation de la masse salariale, une augmentation des charges financières et une augmentation importante du prélèvement sur le résultat. Est-ce au détriment des dépenses générales de fonctionnement ?

Je vous répondrai lors du budget

  1. Vous prévoyez une augmentation de la masse salariale, pouvez-vous nous indiquer le montant ?

Je vous répondrai lors du budget

  1. Après un prélèvement prévisionnel sur le résultat fonctionnement de 2020 de 400 000 €,( chiffre du DOB 2020, 750 000€ au compte de résultat ) vous prévoyez 1 150 000 € sur 2021. Pouvez-vous nous expliquer cette très forte augmentation ?

Je vous répondrai lors du budget

  1. Pourquoi prévoyez-vous un nouvel emprunt ?

On ne sait pas si on en aura besoin, mais au cas où on préfère l’indiquer

  1. Prévoyez-vous une augmentation de la fiscalité locale ?

On a pas encore décidé ( l’adoption du budget c’est dans un mois!)

  1. Vous ne prévoyez pas de Plan prévisionnel d’investissements, dans ces conditions sur quelles données calculez-vous votre courbe d’évolution de l’endettement ?

Pas de réponse

  1. Sur Brest métropole, Guilers est la seule commune dont la capacité de désendettement dépasse le seuil critique de 10 ans. C’est-à-dire que si Guilers consacrait entièrement le résultat de son fonctionnement au remboursement de sa dette, il lui faudrait actuellement plus de 12 ans. Cette situation nous inquiète et vous qu’en pensez-vous ?

Celà fait des années que l’on nous attaque sur la dette, Elle est actuellement de 9 années. pourtant les chiffres 2019 sur le site des collectivités locales indiquent 12,3 années !lien ici

  1. Pourquoi le projet du scramble sur Chateaubriand ne figure-t-il pas dans la liste des investissements ?

On a revu notre position,

On préfère engagé un audit énergétique avant d’entamer des travaux.

Il y avait pourtant une décision du conseil municipal en février 2020 qui avait voté un budget prévisionnel pour l’opération, étude et réalisation. Les travaux devaient débuter en janvier 2021.

Ce changement de portage ne nécessitait-il pas une information du conseil ?

  1. Dans les ensembles prioritairement visés par la rénovation énergétique, vous ne mentionnez pas l’espace Joubin, avez-vous un projet pour ce site ?

Pas pour l’instant, on réfléchit, une chose est sûre la rénovation coûtera très chère

car il y a de l’amiante sur ce site.

Un dossier qui va encore traîné de nombreuses années visiblement

  1. Pour le site de Penfeld, mis à part la réalisation des vestiaires, existe-t-il des projets concrets en cours de réflexion ?

Réalisation des vestiaires, rien d’autre.

  1. Pour avoir un levier dans la dynamisation du commerce de centre bourg, plusieurs communes font le choix d’acquérir des surfaces commerciales. Envisagez-vous de le faire ?

Non, la dynamique est là, toutes les surfaces commerciales ont trouvée preneur.

  1. Avez-vous étudié la possibilité de prévoir une portion du budget d’investissements sous forme de budget participatif ? Cette pratique courante permet d’impliquer les citoyens dans la vie de la commune.

Seule réponse : Nous bénéficierons d’une partie du budget participatif de BMO.

on n’a pas la même vision du participatif.

On confirme

  1. Pour le tissu associatif l’année 2020 et sans doute l’année 2021 sont très difficiles. Des associations vous ont-elles fait part de difficultés financières liées à la situation sanitaire ? Certaines ont probablement été impactées. Le cas échéant, pensez-vous leur accorder une aide financière exceptionnelle ?

L’adjoint aux sports a répondu qu’il avait anticipé

et pris contact avec les associations sportives.

Nous nous sommes réjouis de l’initiative et avons demandé qu’elle soit étendue à l’ensemble des associations. Il semble que nous ayons été entendus.

Nos questions avaient pour but d’éclairer les habitants de la commune sur les orientations budgétaires. Ils devront attendre le vote du budget, c’est à dire quand les décisions seront prises pour avoir des réponses.

2+

Intervention lors du conseil municipal du 21 janvier

Monsieur le Maire, Mesdames et messieurs les conseillers,

Autant il est aisé de juger de la santé financière d’une entreprise par l’analyse de ses bilans, de ses résultats, de sa rentabilité, autant il est difficile de juger de la bonne gestion d’une commune. La seule obligation est de voter les budgets à l’équilibre.

Cependant, la bonne gestion d’une commune peut être évaluée selon certains critères : les services courants que les administrés sont en droit d’attendre sont-ils rendus, les besoins de tous les profils de population sont-ils pris en compte, le patrimoine de la commune est-il bien entretenu ? Ces services sont-ils réalisés dans des conditions financières optimisées, supportables par les contribuables ?

Les réponses données à ces questions sont de la responsabilité d’un maire et, par ordre de priorité, il doit :

1-Assurer le meilleur service quotidien possible à la population et ceci au moindre coût ;

2-Assurer le petit entretien courant (en fonctionnement) et le gros entretien (en investissement) du patrimoine communal, c’est-à-dire les routes, bâtiments, équipement et matériels ;

3-Assurer le développement harmonieux de la commune pour améliorer les conditions de vie des habitants et développer l’attractivité de la commune.

Equilibriste, il doit également dégager un résultat de fonctionnement suffisant pour autofinancer en partie les investissements.

Qu’en est-il de notre point de vue à Guilers ?

Votre politique est basée sur une augmentation de la population via la construction de nombreux immeubles et lotissements. L’objectif étant d’augmenter les recettes liées à la fiscalité locale. L’augmentation visée de la population se traduirait aussi par une forte pression sur les infrastructures, accentuant le besoin en entretien et investissement.

Si nous sommes d’accord qu’il faille investir pour maintenir un certain niveau de prestation ceci doit être fait toute proportion gardée au regard des moyens de la commune, de l’intérêt général et des objectifs de services rendus et d’entretien du patrimoine qu’il ne faut pas délaisser.

Or, voici plus d’une décennie que la commune investit, de notre point de vue, de façon peu raisonnée, tant sur la dimension des projets bien souvent excessive pour une commune comme la nôtre que sur le plan de la prévision budgétaire des dépenses et recettes liées. Les lourds investissements que vous avez entrepris vont limiter fortement la capacité d’investissements nouveaux sur la durée du mandat. Il en résulte également une dette en capital qui est passée de 4.8M€ en 2014 à 7.6M€ en prévisionnel 2021. L’absence de Programme pluriannuel d’investissement, de chiffrage des projets d’investissement en 2021 et de visibilité sur les emprunts futurs ne nous rassure pas sur l’évolution de la dette.

Alors quelles sont les conséquences lorsque la dette pèse démesurément sur le budget ? Pour rembourser l’annuité de la dette qui croit aussi de 626 000 € en 2019 à 771 000 € au prévisionnel 2021, vous êtes contraint de trouver des moyens de financement. Est-il envisagé d’augmenter la taxe foncière comme vous l’avez fait l’an passé (+9.13%) ? C’est probable. De vendre des biens communaux ? Vous l’avez dit.

Nous déplorons ces mesures. Mais ce qui nous critiquons le plus vivement, c’est que cette situation implique des économies sur les services rendus à la population pour virer un maximum de fonds de la section fonctionnement à la section investissement. Certes, ce mécanisme est prévu pour cela, toute proportion gardée, pour financer les investissements mais, dans les proportions de 2019 (750 000 € soit 13% du budget de fonctionnement) et celle improbable prévue pour 2021 de 1 150 000 € soit 20% du budget de fonctionnement), cela témoigne de réelles difficultés de financement. Vous êtes contraint d’amputer le budget de fonctionnement pour rembourser vos emprunts là où il devrait servir à augmenter les subventions aux associations, à mieux créer ou entretenir les chemins, à mieux organiser le ménage dans les salles de sports pour permettre aux écoliers de pratiquer, à soutenir l’économie locale ou encore à développer la concertation.

Pour conclure, nous regrettons que le DOB à Guilers au final ne soit pas un débat. Il fait un bilan, présente des actions que nous ne trouvons pas toujours innovantes, n’affiche pas de plan pluriannuel d’investissement, donnant l’impression de naviguer à vue. Et, quand on a les pieds sur terre, on constate que c’est le poids de la dette qui va dicter la politique locale pour de nombreuses années.

2+