Programme

Un bref préambule

Dans la perspective des élections municipales de mars 2020, un collectif de citoyen.ne.s de Guilers s’est rassemblé avec pour objectif de travailler à un projet municipal basé sur la participation citoyenne.

Par un travail collectif, et grâce aux contributions des participants aux 4 réunions publiques, il a été possible de faire émerger des constats, des idées, des actions, un projet.

Le groupe à l’initiative de la démarche a aussi su séduire et convaincre quelques personnes pour rejoindre une liste qui est aujourd’hui complète et mobilisée.

L’objectif intermédiaire est donc atteint :

nous avons signé une charte de valeur qui nous rassemble au-delà des sensibilités politiques,

nous avons constitué une liste paritaire et représentative de la population guilérienne,

nous avons élaboré un projet solide et légitime pour lequel nous allons battre campagne.

Car nous proposons un projet construit avec les Guilérien.ne.s, dans une logique participative et démocratique ; une alternative innovante et positive qui, nous le souhaitons, vous ressemblera et vous incitera à nous soutenir.

Soyez concernés par l’avenir de votre ville, portez votre voix, soutenez votre projet d’organisation municipale et de programme que vous avez nourri. Ensemble, citoyen.ne.s de Guilers, agissons pour un renouveau démocratique, environnemental et solidaire.

le programme

Gérer la commune autrement, c’est possible. La personnification du pouvoir local et la concentration des décisions entre quelques mains appartiennent à une époque révolue dans laquelle les Guilériens ne se reconnaissent plus. L’une de nos ambitions majeures sera de remettre les habitants au cœur des débats et de réinstaurer le dialogue entre élus et citoyens. Ceci sera décliné autour de trois axes :

  • Une meilleure association des habitants à travers :
  • la nomination d’un élu et le recrutement d’un agent en charge de la participation citoyenne
  • la mise en place de commissions et groupes projets ouverts aux Guilériens
  • un pacte éducatif incluant notamment la réintroduction du Conseil Municipal des Jeunes
  • la formation des volontaires à la citoyenneté active
  • des concertations sur de nombreux sujets
  • La possibilité pour les Guilériens de saisir le conseil municipal
  • Une transparence absolue par :
  • des réunions publiques régulières
  • l’enregistrement et la diffusion des séances du Conseil municipal
  • la révision des outils de communication de la commune
  • Une responsabilisation de tous les élus et un partage accru des pouvoirs en :
  • Nommant des binômes ou trinômes par portefeuille de compétence
  • Répartissant plus équitablement les indemnités des élus aux conseillers
  • Limitant à 2 le nombre de mandats successifs du Maire
  • Laissant aux élus de la minorité la possibilité de contribuer aux décisions
  • Encourageant la formation des conseillers municipaux

Cet axe fort, essentiel, porteur de renouveau et de vitalité démocratique, sera décliné au sein des différentes propositions du programme qui suivront. Les éléments en italique gras indiqueront les mesures participatives à mettre en œuvre à chaque niveau. Bien entendu, ce programme n’est que provisoire et indicatif puisqu’il évoluera au gré des concertations et du budget communal disponible.

  • Urbanisation durable

Ces dernières années ont vu un développement urbain mené au pas de charge au détriment de l’environnement. Si la création de nouveaux logements liée au P.L.U. n’est évidemment pas remise en cause, il s’agira demain de veiller à l’équilibre entre urbanisation et préservation du cadre de vie, c’est-à-dire de redonner à l’environnement toute sa place dans le développement de Guilers par la modération des projets et par une alternative au « tout béton » qui sera enclenchée à travers la création de davantage d’espaces verts, l’entretien et l’aménagement durable des sites existants et la multiplication des parcs de jeux pour enfants. Enfin, il n’y aura aucune concession sur la protection des zones humides dans les orientations du PLU.

La place du bourg, dont l’aménagement a fait l’objet d’un simulacre de concertation, sera repensée modifiée selon les attentes des commerçants et usagers pour la rendre, à moindre coût, plus végétale, plus sécurisée, plus adaptée aux nécessités de stationnement. Les façades des immeubles seront aussi colonisées de verdure, tandis que les colorisations seront poursuivies. 

Le logement, à Guilers, ne doit pas être trop impactant pour l’environnement. Ainsi, les habitants seront encouragés à se convertir aux énergies douces et à maîtriser leur consommation d’eau et d’énergie à travers des aides accordées lorsque celles de l’ANAH ou de l’ADEME sont inexistantes ou insuffisantes. Les logements sociaux seront isolés et équipés.

Les effets du changement climatique sont là. Chacun aura pu constater la disparition ou la raréfaction de certaines espèces dans les parcs et jardins. La perte de biodiversité est un combat mondial, certes, mais qui doit aussi être mené en local, par la réduction des consommations, la prise de conscience, des actions concrètes en faveur de la nature.

De plus,  les habitants seront incités à consacrer quelques mètres carrés de leur jardin aux herbes hautes et fleurs de champs pour favoriser la recolonisation des insectes et à privilégier les haies ou talus arborés plutôt que des murs pour délimiter les parcelles. La commune, en s’appuyant sur le poumon vert qu’est le Bois de Kéroual, et  en lien avec la communauté scientifique, les écoles et les collèges, mettra en place un projet ambitieux autour de la biodiversité, qui deviendra une vitrine de la ville.

  • Gestion des déchets

La gestion des déchets est un sujet important. La lutte contre le gaspillage en restauration collective sera menée par l’intermédiaire d’un Plan zéro déchet. Il s’agira par exemple de simplifier les menus, de proposer des semaines du goût, de développer les circuits-courts par l’agriculture locale ou de trouver un débouché aux produits non consommés.

Aussi, trop de déchets sont rejetés dans l’espace public. Des journées Développement Durable seront organisées pour ramasser ces déchets, nettoyer les chemins piétons. Des sensibilisations au tri des déchets et à l’utilisation de produits d’entretien moins toxiques seront dispensées aux Guilériens. Les déjections canines sont également un problème ; il sera traité en créant des enclos ou en installant des distributeurs de sacs. Les incivilités de pollution de l’espace public feront l’objet de prévention puis de verbalisation (ex : Un déchet jeté par la fenêtre de l’auto fera l’objet d’une amende).

  • Un plan mobilité douce

La voiture est reine à Guilers. Pour développer des modes de déplacements plus vertueux, un Plan mobilité douce sera élaboré.

Les chemins piétons seront développés et entretenus ; des pistes cyclables sécurisées seront aménagées. Des parkings à vélos seront disséminés un peu partout sur la commune. Les déplacements doux seront valorisés auprès des jeunes, à travers notamment la mise en place d’un challenge vélo dans les écoles.

Par ailleurs, compte-tenu d’aménagements  urbains non adaptés, les Personnes à Mobilité Réduites ou simplement les poussettes ont des difficultés à circuler et à accéder à certains espaces pourtant dédiés au public. Un diagnostic sera fait et un plan d’action sera lancé en conséquence.

Les Guilériens seront incités à covoiturer avec la création d’une nouvelle aire à Kérébars équipée de bornes de recharge électrique.

Enfin, la création d’une ligne de bus reliant les communes périphériques de la métropole sans passer par le centre de Brest sera défendue au Conseil Communautaire.

  • Une gestion éco-responsable de la mairie

Le développement durable sera un axe fort de la mandature, avec du personnel et des élus dédiés. Les partenariats seront multipliés avec les associations métropolitaines et l’agglomération (ex. : Energ’ence), une charte « des bonnes pratiques » sera produite et soumise aux associations guilériennes, et la commune adhérera elle-même à la charte promue par le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire. L’Agora intégrera à son agenda culturel des sujets et spectacles liés à l’environnement.

Il sera proposé de créer une commission de l’environnement  composée d’élus, agents municipaux, d’associations actives dans ce domaine et donc de citoyens pour examiner les problèmes liés au sujet et agir sur le terrain en termes de sensibilisation (dans les écoles) et de prévention. L’action de ce groupe fera l’objet d’un rapport annuel.

La commune se doit de montrer l’exemple dans son propre fonctionnement. Elle initiera :

  • Un agenda 21 interne

Elle mandatera un diagnostic énergétique des bâtiments sous responsabilité communale et les réhabilitera le cas échéant plutôt que d’investir dans de nouveaux locaux. Les équipements vétustes et énergivores seront remplacés par des équipements à haute performance environnementale cofinancée par l’ADEME et les fonds européens (ex : Chaudière bois dans les écoles, éclairage à LED, Isolation Thermique par l’Extérieure, etc…)

Les procédures internes seront revisitées pour prendre en compte les enjeux sociaux et environnementaux dans les politiques transversales (ex : les marchés publics) et limiter l’impact écologique ainsi que le risque professionnel. Deux exemples pourraient être l’acquisition de véhicules électriques pour les ateliers et la réduction de la communication papier.

  • Un agenda 21 externe

Celui-ci aurait lieu une fois l’agenda interne terminé. Le fonctionnement de la commune optimisé, l’empreinte carbone de l’activité municipale serait évaluée pour permettre une compensation par des actions symboliques telles que le replantage d’arbres ou le financement de projets solidaires à l’international via le Conseil Municipal des Jeunes.

  • Sécurité physique des Guilérien.ne.s   

Les ateliers ont fait remonter  des problèmes de circulation rue Calmette, Laennec, Becquerel et de Milizac ainsi qu’au bourg.

Une concertation sera menée avec les habitants des rues concernées pour trouver la meilleure solution d’aménagement. Des groupes projets pourront être organisés.

En raison du stationnement sauvage, de l’absence d’éclairage et de signalisation adaptée, certaines zones du bourg ainsi que les abords des écoles demeurent dangereux. Des mesures seront prises :

  • Mettre des limitations de vitesse à 30km/h rue Charles de Gaulle et à proximité des écoles
  • Renforcer la signalétique routière aux abords des écoles et de Ballard (ex : Création de passages piétons rue Kergomard,  éclairage et signalisation active couplée avec les passages piétons)      
  • Créer une police municipale qui assurera un travail de proximité en complément de la présence de la gendarmerie
  • Juguler le stationnement sauvage aux heures d’entrées/sorties d’écoles et collèges, marquer au sol une zone de stationnement pour les cars du collège sur les parkings existants rue Louise de Kéroual

La voie publique s’avère aussi dangereuse pour les piétons car la voiture est reine. Il faudra diagnostiquer quels trottoirs devront être élargis et quels franchissements devront être créés pour mieux prendre en compte les poussettes et personnes à mobilité réduite.             

Si le développement de la circulation à vélo est un engagement, celui-ci doit s’accompagner d’une sécurité garantie pour les cyclistes. Il sera soumis à la Commission la validation d’un aménagement d’un périphérique cyclable en double sens d’un côté de la voie et sécurisé par un cordon bois (rues de la gare, de la source, Kermonfort, Coat-Mez, des écoles, Calmette).

  • Lutte contre les incivilités et l’insécurité

Les 77 caméras de vidéo-protection installées à Guilers n’ont pas fait l’objet d’une grande transparence quant à leurs résultats. Ont-elles dissuadé les fauteurs de troubles ? Ont-elles été utiles à l’identification des auteurs d’actes de vandalisme ? Un bilan annuel  sur la sécurité et sur l’efficacité de la vidéo-protection sera effectué et porté à la connaissance des habitants. Ce bilan permettra de prendre les décisions qui s’imposent.

Enfin, une fraction de la jeunesse, à Guilers comme ailleurs, est en perte de repères. La commune doit faire plus pour leur venir en aide. Par une approche plus intégrée, et en lien avec les services sociaux, les responsables associatifs et les équipes pédagogiques des établissements scolaires, un plan d’action de prévention et d’éducation sera élaboré avec notamment :

  • Une organisation de la prise en charge des collégiens en rupture scolaire ;
  • Le passage régulier de la gendarmerie, d’élus et de personnels municipaux  aux abords des collèges pour agir sur les problèmes de drogues et de harcèlement ;
  • La lutte contre les addictions (écrans, alcool, cannabis, etc…)
  • L’aide aux organismes et associations œuvrant pour l’insertion des jeunes en rupture familiale et/ou scolaire
  • La formation des élus à la communication non-violente     

Le tissu  associatif guilérien est dense et répond aux attentes hétérogènes de nombreux adhérents. Il y a cependant un certain nombre de choses à modifier ou approfondir pour mettre en œuvre une véritable cohésion sportive et culturelle, inclusive, solidaire et raisonnée.

Un bureau municipal des sports sera créé pour structurer l’action sportive et participer aux différents projets des associations, générant ainsi une véritable politique sportive de la ville. Il se penchera en particulier sur les 3 sujets suivants :

  • Les installations sportives

Le bureau prendra contact avec les différentes associations sportives de Guilers afin de faire un état des lieux des installations et d’élaborer un programme annuel de remise à niveau. L’idée est en effet de limiter les investissements pour mieux entretenir l’existant et soulager le poids de la dette. Le dialogue facilité entre responsables associatifs et une planification sur 6 ans permettront de trouver des compromis entre les urgences des uns et les besoins des autres.

Parallèlement, une commission citoyenne engagera des réflexions pour évaluer les besoins à moyen et long terme en matière d’infrastructures sportives.

  • Les subventions aux associations

La grille d’attribution des subventions sera modifiée par les représentants associatifs eux-mêmes qui seront invités à débattre des modalités d’attribution au sein d’un groupe projet en tenant compte au maximum des projets des clubs et associations puis à présenter les solutions retenues au conseil municipal. Des moyens plus importants pourraient être alloués aux associations qui s’occupent de publics jeunes.

  • La facilitation des transports collectifs

Le bureau s’attachera à étudier un système de location de véhicules mutualisés pour faciliter les déplacements dans et en dehors de la ville.

Guilers possède un patrimoine exceptionnel avec notamment le Bois de Kéroual et, depuis peu, le fort de Penfeld. La gestion de ce patrimoine fera l’objet d’une concertation massive.

Le Bois de Kéroual est d’une richesse que nous estimons être sous-exploitée. Un groupe projet, autour de Brest Métropole, gestionnaire du site, pourrait réfléchir à des aménagements complétant l’offre de loisirs actuelle mais aussi à des manifestations le mettant en valeur. Le vecteur environnemental pourra être mis en avant.

Quant au Fort de Penfeld et ses environs, qui ont été acquis chèrement par la commune, il vaut mieux qu’il soit réhabilité, que tout le potentiel en soit tiré et qu’il serve dignement au rayonnement de la ville.

Ainsi, une Commission citoyenne sur le Fort de Penfeld sera chargée de formuler différentes propositions sur l’avenir du site, de les soumettre au vote du conseil puis de former un groupe de suivi du projet retenu  jusqu’à son aboutissement.

Faudrait-il conserver les installations sportives et les réhabiliter par de gros investissements ? Privilégier un site de loisirs avec animations et spectacles extérieurs ? Ou inventer tout autre chose ? Aux Guilériens de se prononcer !

Sur le plan culturel, la municipalité continuera d’apporter un soutien technique et logistique lors d’événements organisés sur la commune, développera des actions avec les partenaires que sont l’Agora, l’Ecole de Musique et de Danse et les autres associations culturelles, et poursuivra la promotion des artistes locaux.

Enfin, considérant que l’animation culturelle et les festivités  sont des éléments indispensables du vivre ensemble,  une Commission citoyenne de la Culture  travaillera entre autre autour de l’organisation de festivités, feux d’artifice, fêtes de la musique, etc… une de ses missions sera d’imaginer un événement inter-associatif sportif et festif qui favorisera le décloisonnement, l’intégration à Guilers.

  • Le fonctionnement des établissements scolaires

Afin de prendre en charge les enfants dans les meilleures conditions, et selon les moyens budgétaires mobilisables, quelques mesures pourront être prises en concertation avec les personnels enseignants et les représentants de l’Académie.

Compte-tenu de l’accroissement démographique, la carte scolaire pourra être revue s’il est constaté que le nombre d’élèves par classe est inéquitablement réparti entre les deux établissements publics.

Les écoles seront encouragées, d’une part, à développer davantage d’échanges avec les EHPAD pour favoriser le lien intergénérationnel, mais aussi à organiser des échanges entres les écoles (concerts de chorales à Noël, activités sportives inter classes).

Un self sera mis en place à Chateaubriand sans remettre en cause la restauration municipale.  Les heures de travail d’ATSEM gagnées seront redéployées dans les classes.

Les services périscolaires 

        Si les rythmes scolaires actuels seront conservés dans l’immédiat, il paraît inévitable qu’une nouvelle concertation soit lancée pour se poser la question de la rénovation du système à moyen terme compte-tenu du self de chateaubriand et des ressentis des enfants et des familles

Afin de renforcer la sécurité des écoliers, une réflexion sera menée pour rétablir un mode de transport collectif doux type Pédibus ou vélobus.

Le personnel et les activités de la garderie, qui satisfont l’ensemble des usagers, seront maintenus.

La lutte contre le décrochage scolaire sera un axe de travail important. Une réflexion sera menée avec les acteurs associatifs quant aux moyens dédiés à l’aide aux devoirs.

  • Les autres services municipaux liés à l’enfance
  • Petite enfance

En lien avec le guichet Unique Petite Enfance et l’association des assistantes maternelles, nous favoriserons l’accès des parents aux informations sur les différents modes d’accueil (multi-accueil, crèche, halte-garderie, MAM) et le suivi PMI.

La question du renouvellement de la société prestataire de la crèche se posera au terme du contrat en cours. Les décisions, après mise en concurrence,  seront prises en commission en présence d’un panel d’usagers.  

  • Le centre de loisirs 

Le centre de loisirs sera conforté dans ses missions avec néanmoins l’ambition de développer l’accès aux activités pour les populations aux revenus les plus faibles.

  • Favoriser l’installation des commerces et services

Une aide financière sera octroyée à l’installation d’un nouveau commerce. Celle-ci pourrait prendre la forme d’une prise en charge dégressive du loyer commercial sur 3 ans.

De plus, afin de tester une nouvelle activité commerciale et de laisser le temps au commerçant de se constituer un fonds de commerce, un local commercial communal pourra être mis à disposition gratuitement ou presque pendant une période de lancement (à définir). Si l’activité s’avère viable,  le commerçant sera invité à s’installer dans un local classique et à prendre en charge ses loyers en autonomie.

De même, le Conseil municipal favorisera l’installation et le maintien en centre-bourg d’activités médicales et paramédicales (kiné, orthophoniste, dentistes) par le biais, entre autres, d’une maison de services.

Les activités économiques dont l’intérêt au bourg est démontré, mais qui par expérience ont du mal à survivre seules, pourront être développées en espace partagé ou en gestion associative (ex. : biocoop.). La commune pourrait alors servir de catalyseur pour des projets d’installation (ex. : poissonnerie) qui nécessiteraient un complément d’activité. 

Enfin, pour vendre des produits, il faut des consommateurs ! Il faut donc tout mettre en œuvre pour les y acheminer dans de bonnes conditions : Créer un service de navette gratuite électrique* pour faire revenir les personnes âgées dans le centre vers les commerces et le marché et favoriser les déplacements piétons et vélo.

* Cette navette pourrait être mise à disposition des écoles et associations pour la rentabiliser.

  • Une pépinière d’entreprise pour encourager l’initiative

Une pépinière d’entreprise est une structure d’accueil, d’hébergement et de services aux entreprises (TPE) en phase de création ou âgées de moins de deux ans.

La mairie pourrait mettre à disposition un local pour  y trouver :

  • Information et orientation des créateurs (en partenariat avec des organismes spécialisés en création d’entreprise) ;
  • Aide au montage juridique et financier ;
  • Mise à disposition d’espaces, bureaux, salles de réunion, ateliers ;
  • Suivi individualisé ;
  • Accès à un réseau informatique connecté (internet, imprimante, scanner…) ;
  • Accueil téléphonique et secrétariat partagé.
  • Créer un comité d’animation du centre-bourg

Ce comité d’animation serait composé de commerçants, artisans, habitants, élus, agriculteurs et représentants associatifs. Son but sera de rendre le bourg plus accueillant et chaleureux en organisant davantage de fêtes et d’animations au rythme des saisons (fauche des blés ou Halloween  à l’automne, bourse aux plantes au printemps, etc…) et de promouvoir l’activité économique de proximité.

  • Un centre communal d’action sociale mieux identifié

Les bénéficiaires des aides du CCAS ne savent pas toujours qu’ils y sont éligibles. Un diagnostic sera établi par le biais de l’analyse des besoins sociaux (ABS) afin que chacun puisse connaître les aides auxquelles il a droit et en bénéficier. Sera ensuite conduit un inventaire des actions ou services du CCAS à amender selon le projet de la mandature. Celui-ci comportera un service de transport à la demande pour les plus de 60 ans et la mise en place d’un micro-crédit social.

La mairie s’efforcera également de déplacer les consultations du CCAS hors de ses locaux pour permettre à tous les profils d’y avoir accès (en proposant des visites à domicile par exemple).

  • Vers une mutuelle communale ?

Les publics-cibles de ce dispositif sont les retraités, les professions indépendantes, auto entrepreneurs ou encore les demandeurs d’emploi, ceux qui sont les moins bien couverts en somme. L’idée est de regrouper tous les habitants qui sont intéressés, pour ainsi négocier en groupe des conditions tarifaires nettement plus compétitives auprès d’un assureur. Les cotisations peuvent ainsi être jusqu’à 60% moins élevées pour le même niveau de prestation. L’objectif est d’améliorer l’accès aux soins et de renforcer la solidarité des habitants de la commune, ceci à moindre coût pour la commune.  Après un temps d’information, une enquête sera menée auprès des habitants de Guilers pour savoir quelle proportion serait intéressée par  la mise en place d’une mutuelle communale.

  • Renforcer le rôle social de l’Agora

L’accent sera mis sur le rôle social de l’établissement. En effet, dans le contexte de l’accroissement démographique de la commune, notre volonté est de renforcer les dispositifs sociaux pour permettre une meilleure protection, information et intégration de tous. Ainsi, les missions de l’Agora seront revues pour assurer, en lien avec le CCAS, un meilleur service de Protection Maternelle et Infantile (PMI), un renforcement de l’intégration des personnes handicapées et un soutien accru aux parents  isolés, aux chômeurs et bénéficiaires de minima sociaux.

En partenariat avec l’Agora et le CAAS, un dispositif de lutte contre la fracture numérique sera élaboré pour permettre, après un travail de recensement, aux populations les plus vulnérables, d’être formées en atelier dédié, d’acquérir un ordinateur (don) et d’assumer un abonnement Internet (subvention). Après un stage intensif d’un mois les rapprochant déjà un peu plus de l’emploi, les bénéficiaires pourront configurer leur ordinateur pour faciliter l’accès à des sites favorisant la recherche professionnelle et les liens avec les organismes sociaux (pôle emploi, CAF, sites de recherche d’emploi, intérim).

En parallèle, s’inspirant du programme « Internet pour tous en habitat social» mis en place à Brest, la municipalité développera l’accès à Internet et ses usages pour les plus modestes.

Ces actions contre la fracture numérique s’adresseront aussi à nos aînés ou aux personnes sans activité professionnelle.

  • Pour l’égalité des chances des jeunes Guilérien.ne.s

L’orientation, la formation et l’insertion des jeunes fera l’objet d’un partenariat renforcé pour faciliter l’accès aux informations sur les métiers existants, ceux de demain, les stages, formations, contrats d’alternance et d’apprentissage. Un espace sur le site de la mairie pourra être consacré aux bourses aux stages et aux jobs d’été à pourvoir sur Guilers.

Comme évoqué précédemment, certains services de la commune excluent les publics les plus modestes. Comparativement à d’autres communes de Brest Métropole, le coût d’accès au centre de loisirs reste trop élevé pour certains ménages. Partir au ski, à l’étranger ou simplement aller au centre aéré doit être à la portée du plus grand nombre ; et toutes les conditions ne sont pas aujourd’hui réunies pour le permettre. Il sera nécessaire d’avoir un échange avec l’amicale laïque et d’autres acteurs jeunesse métropolitains  pour garantir plus de justice sociale dans les dispositifs existants et en créer de nouveaux répondant à d’autres vecteurs d’épanouissement et de confiance en soi.

Par exemple, un partenariat avec une association spécialisée en organisation de séjour à l’étranger pour ados et pré-ados pourrait être formalisé. Celui-ci serait couplé avec une aide communale très progressive (grille QF forte) afin de donner à chaque famille qui le souhaite l’opportunité de faire partir ses enfants au moins une fois sur la tranche d’âge 13-18 ans.

Le budget de fonctionnement annuel se situe autour de 5.94 M € à la clôture des comptes en 2019. Il a progressé de plus de 50% sur les 2 derniers mandats. Il s’agira de maitriser et rationnaliser ces dépenses courantes, en particulier le budget lié au train de vie de la commune. Par ailleurs, cette section servira à densifier les services rendus à la population et non plus à alimenter, de manière abusive, la section d’investissement. En effet, ce sont 750 000 € qui ont été transférés pour investir ! Pourquoi autant ? Est-ce lié à l’obligation de rembourser la dette ?

En effet, comme le montre le graphique suivant sur l’encours de la dette par habitant, les dépenses d’investissement ont littéralement explosé.

De 6,2 M € en 2018, la dette atteindra  un niveau record de 7,6 M€ en 2021, grevant ainsi les marges de manœuvre pour la nouvelle municipalité. Le taux d’endettement par habitant passe de 228 € en 2008 à 766 € fin 2019. Aussi, compte-tenu des orientations budgétaires comprenant de nouveaux emprunts, ce taux progressera aux alentours de 900€ en 2020, bien au-delà des seuils de prudence ! Le seul levier restant est alors d’augmenter les impôts… rien d’étonnant de constater 5 années d’augmentation sur le dernier mandat ! Les Guilériens en ont assez.

Nous proposons une toute autre approche basée sur la maîtrise des dépenses qui permettra de contenir la pression fiscale et de retrouver une santé budgétaire.

Les projets d’investissements seront soumis à la concertation, ciblés sur des secteurs clés tels que la réhabilitation des locaux de responsabilité communale (écoles, gymnases, mairie, etc…). Un diagnostic établira le calendrier des actions à mener qui seront priorisées en fonction des capacités de financement et des subventions mobilisables.

Enfin, une fraction du budget d’investissement sera dédiée au budget participatif : les Guilérien.ne.s  pourront proposer et sélectionner les futurs projets selon l’évolution de leurs besoins.

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